[ Adieu Silence ]

[ Adieu Silence ]
E C O U T E !

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*Ces insaisissables notes m'étouffent et me coupent le fond des oreilles, comme pour m'abîmer d'une pureté inouïe. Je m'enveloppe dans cette soie tendre et rose, et m'allonge sur le corps de cette partition. J'y compte les clés, me raccroche aux lignes à la longueur mesurée et cesmols robés sonnent et me guident les yeux fermés. Je me soumets à la rigueur de ces quelques phrases pour certains illisibles, et me saigne à l'horreur de cette difficulté. Quel air audacieux et lourd ! Comme si la brume des mauvais jours m'enlevait des bras du monde. Et cet inconnu refrain qui ne me lasse jamais ! J'ignore si je m'en souviendrais toujours, je sais que jamais je ne le renierai. Chaque corde interrompt le silence devenu creux dans ce trou perdu et isolé. Je demeure insolente de ne pas y arriver. Ces accords se succèdent et forment une bien triste farandole à laquelle ma voix se joint timidement. Juste une dernière danse. Juste une ultime chanson. Je veux être une artiste, c'est certain.

*La musique traverse ça et là les morceaux de ma vie telle une bouffée de chaleur insurmontable. Elle panse les fêlures, discrètement, abstraitement. Je n'arrive pas à me défaire de cette addiction, de cette emprise. Mes textes ne naissent sans musique. Accouchement difficile. Dans le silence, je me noie, dans ce bruit, je m'envole.


[+] Lα Mυѕιqυє [+]


La musique souvent me prend comme une mer !
Vers ma pâle étoile,
Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther,
Je mets à la voile ;

La poitrine en avant et les poumons gonflés
Comme de la toile,
J'escalade le dos des flots amoncelés
Que la nuit me voile ;

Je sens vibrer en moi toutes les passions
D'un vaisseau qui souffre ;
Le bon vent, la tempête et ses convulsions

Sur l'immense gouffre
Me bercent. D'autres fois, calme plat, grand miroir
De mon désespoir !

[ Baudelaire ]



*Que tu m'aimes quand je me lire les sens sur cette délicate mélodie ! Oh, que tu me désires, quand je côtoie tes courbes sur cet air érotique ! Il n'y a sûrement aucune forme de musique pour cet élan mélancolique ! O, mon Musicien au pays des Merveilles, joue-moi encore cette symphonie acoustique, lente et pure ! Mon corps s'inspire de ces brusques pulsations et s'émancipe à ce rythme. La fièvre, O la fièvre ! Les sons ricochent, s'accumulent, s'estompent ! Orgasme intensif. Souviens-toi toujours de ces heures à scruter les déformations de ma peau sous cette mélodie interminable.


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Lα мυѕιqυє,
Mα ∂σѕє ∂'нéяσïиє.
J'éмєяgє ℓєитємєит.

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Iи∂σ¢нιиє - Lє gяαи∂ ѕє¢яєт *
Mαяιℓуи Mαиѕσи - Tнє иσвσ∂ιєѕ *
Sαєz - Fιℓѕ ∂є Fяαи¢є *
Vιи¢єит Dєℓєям - Tєѕ ραяєитѕ *
Sαяαн Bяιgнтмαи - Tнє ρнαитσм σf тнє Oρєяα *
Pℓα¢євσ - Pυяє мσяиιиg *
Bяιαи Mσℓкσ & Aѕια Aяgєитσ - Je т'αιмє мσι иσи ρℓυѕ *
Yαии Tιєяѕєи & Bєятяαи∂ Cαитαт - A тσи éтσιℓє *
Mα∂ємσιѕєℓℓє к - çα мє νєχє *
Mισѕѕє¢ - Bяєѕт *
Déρσятινσ - 1000 мσι-мêмє *
Aѕ ∂яαgσи - Uи нéмιѕρнèяє ∂αиѕ υиє ¢нєνєℓυяє *
Iитєяρσℓ - Uитιтℓє∂ *
Jα¢к Tнє Rιρρєя - Oℓ∂ ѕтαяѕ *
KCнσι¢є - Nσт αи α∂∂ι¢т *
Tнє Pιχιєѕ - Wнєяє'ѕ му мιи∂ *

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""Lα Mυѕιqυє cяєυѕє ℓє cιєℓ""
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[ Baudelaire ]

[+]

*A son écoute, ma peur se tamorphose en un courage incroyable, en une force, en une rage contre ces angoisses grandissantes. Je me sens quitter lentement cette dépression, pour un bonheur fictif et éphémère. Mais quand j'écoute cette musique, il n'y a plus que Toi et Moi, dans cette plaine ensoleillée d'espoirs et d'utopies. Seuls. Inconscients peut-être. Il y a ces images qui me reviennent à l'esprit, ces visions agréables ou dangereuses. Air désabusé. Seule ta voix restera la plus formidable des mélodies.

[+]

19 נαиνιєя 2007 <<<
>>> 1 αи & 10 мσιѕ


"L'artiste, le vrai artiste, le vrai poète, ne doit peindre que selon qu'il voit et qu'il sent. Il doit être réellement fidèle à sa propre nature."

[ Baudelaire ]

# Posté le mardi 12 décembre 2006 13:52

Modifié le vendredi 06 juillet 2007 14:18

[ Temps m'a tué ]

[ Temps m'a tué ]
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I N T E M P O R E L L E

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Aussi traître que l'hypocrite, aussi malin que le génie, le Temps m'accapare de tout son poids. O peste irréprimable ! Tu as soumis les visages de ces pauvres gens aux stigmates, traces de tes sentiments, et leur coeur, marqués de tes maltraitances, se flétrissent et pleurent. Pas un jour, pas une heure, pas une seconde sans que tu ne me blesses injustement ! C'est assoiffé de jeunesse que tu mâches le destin des hommes. C'est usé et lassé que tu t'empresses sur le chemin des condamnés. Jamais je ne crierai à ta gloire. Tes caresses sont de vrais supplices ! Ta jouissance est imminente. O répugnante vomissure ! Ton odeur fétide répond à celle de la Mort et endort la prétresse de l'immortalité. Ne te retourne pas, terrible ombrage ! Je me languis d'arracher l'aiguille de ta poitrine et tourner la Vie en dérision ! Laisse, que je puisse savourer l'aurore de mon insouciance.



J'ai ché tant d'instants, tant de moments, que tout ce manque fait remonter en moi d'insupportables remords. Inoubliables regrets. J'ai aligné les jours sur un papier, j'ai rêvé à cette fin d'année, j'ai même compté les secondes s'écouler, parfois. Devrais-je me punir d'avoir grandie trop vite ? Cette enfance, m'a déplue, cette adolescence m'a soulèvé le coeur. J'ai détesté presque tout. En ce jour, l'aboutissement se fait sentir. La fin tresse ses dernières lignes. Une nouvelle ère s'ouvre à moi : j'aime les responsabilités, j'aime me mêler des conversations mondaines et importantes, j'aime prendre des décisions et respecter mes engagements. Mais Demain sera peut-être encore pire ? ...




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___вOυм.__

___вOυм.__

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C'єѕт fιиι. α мσι, ℓα νяαιє νιє.



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Ses soupirs n'oxynent plus mes désirs, ses lentes expirations ne gonflent plus mes pensées degéréet d'indifférence. L'anesthésie s'est estompée. Je suis éveillée. Comme si avant, je n'avais jamais existé, touché, senti. Aimé. Ces images défilent, les cicatrices s'ouvrent à nouveau. Aujourd'hui je vis. Autrefois, j'errais au cimetière des Merveillles. J'endure alors la réalité et je goûte à la dureté de la vérité. Impure. Ainsi soit-il. Le Temps s'est épuisé et se courbe désormais sous la chaleur de ma souffrance naissante. Ensanglanté. Quelle affreuse mascarade.

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Il y a longtemps, je ne pensais pas à cela.
Il y a longtemps, je flanais, étourdie par la fraîcheur.
Mais aujourd'hui, la grandeur m'a abrutie.

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[] L'нσяℓσ[]


Horloge! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit : "Souviens-toi !"
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible;

Le plaisir vaporeux fuira vers l'horizon
Ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison

Trois mille six cents fois par heure la Seconde
Chuchote: Souviens-toi!- Rapide, avec sa voix
D'insecte, Maintenant dit : Je suis Autrefois,
Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde!

Remember! Souviens-toi! Prodigue! Esto memor!
( Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas lâcher sans en extraire l'or!

Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup! c'est la loi,
Le jour décroît; la nuit augmente; souviens-toi!
La gouffre a toujours soif; la clepsydre se vide,

Tantôt sonnera l'heure où le divin Hasard,
Où l'auguste Vertu, ton épouse encore vierge,
Où le Repentir même ( oh! la dernière auberge! ),
Où tout te dira : Meurs vieux lâche! il est trop tard!


[ Baudelaire ]

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|******мα тяιѕтє нσяℓσgє*****************|
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**************"**∂ιиg ∂Oиg*************
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**********тυ fυιѕ qυαи∂ נє тє ѕσυяιѕ********
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Le sablier laisse dégouliner de sa gorge les derniers grains de sable blancs. Je les ai compté, un par un, admirant leur vol éphémère dans ce vide si étroit. Telle est la temporali de nos vies. J'ai même espéque l'un d'eux siste à sa chute, et arrête la minute qui débutait à peine. J'ai même triché, en penchant maladroitement le verre sur le côté. Comme pour reprendre mon enfance. Et oublier le présent. Et puis, je l'ai brisé; le sol est devenu neige. Le blanc m'a rassuré. Mais esquintée. Nve, j'ai cru détenir le pouvoir de la jouvence et de l'éternité. Maintenant, je geins d'avoir eu tort. Que je suis absurde et odieuse ! La ruine s'allonge et me tend ses bras d'un air réconfortant. Le chatiment sera à la hauteur de mon crime : il n'y pas de place pour les filles qui pleurent.

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Ma pâte à mOdeler

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I ℓσνє уOu

Dragi
Jc
H&M
Bn ChocO


( And yOu toO)



Mαяιℓуи Mαиѕσи - If ι ωαѕ уσυя ναмριяє



C'est la mort qui console, hélas ! Et qui fait vivre.

[ Baudelaire ]

# Posté le lundi 29 janvier 2007 12:31

Modifié le vendredi 01 juin 2007 12:44

[ Il n'y a pas de fin convenable à une douleur ]

BLOG FERME

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Parce qu'il y a des êtres que la mort prend et ne nous rend pas.

Et que je n'ai plus de force pour écrire.
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Adieu.

Cher poète.

& cher beau-père.

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# Posté le mardi 22 mai 2007 13:59

Modifié le samedi 29 mars 2008 16:27