*Ces insaisissables notes m'étouffent et me coupent le fond des oreilles, comme pour m'abîmer d'une pureté inouïe. Je m'enveloppe dans cette soie tendre et rose, et m'allonge sur le corps de cette partition. J'y compte les clés, me raccroche aux lignes à la longueur démesurée et ces bémols dérobés sonnent et me guident les yeux fermés. Je me soumets à la rigueur de ces quelques phrases pour certains illisibles, et me saigne à l'horreur de cette difficulté. Quel air audacieux et lourd ! Comme si la brume des mauvais jours m'enlevait des bras du monde. Et cet inconnu refrain qui ne me lasse jamais ! J'ignore si je m'en souviendrais toujours, je sais que jamais je ne le renierai. Chaque corde interrompt le silence devenu creux dans ce trou perdu et isolé. Je demeure insolente de ne pas y arriver. Ces accords se succèdent et forment une bien triste farandole à laquelle ma voix se joint timidement. Juste une dernière danse. Juste une ultime chanson. Je veux être une artiste, c'est certain.
*La musique traverse ça et là les morceaux de ma vie telle une bouffée de chaleur insurmontable. Elle panse les fêlures, discrètement, abstraitement. Je n'arrive pas à me défaire de cette addiction, de cette emprise. Mes textes ne naissent sans musique. Accouchement difficile. Dans le silence, je me noie, dans ce bruit, je m'envole.
La musique souvent me prend comme une mer !
Vers ma pâle étoile,
Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther,
Je mets à la voile ;
La poitrine en avant et les poumons gonflés
Comme de la toile,
J'escalade le dos des flots amoncelés
Que la nuit me voile ;
Je sens vibrer en moi toutes les passions
D'un vaisseau qui souffre ;
Le bon vent, la tempête et ses convulsions
Sur l'immense gouffre
Me bercent. D'autres fois, calme plat, grand miroir
De mon désespoir !
*Que tu m'aimes quand je me libère les sens sur cette délicate mélodie ! Oh, que tu me désires, quand je côtoie tes courbes sur cet air érotique ! Il n'y a sûrement aucune forme de musique pour cet élan mélancolique ! O, mon Musicien au pays des Merveilles, joue-moi encore cette symphonie acoustique, lente et pure ! Mon corps s'inspire de ces brusques pulsations et s'émancipe à ce rythme. La fièvre, O la fièvre ! Les sons ricochent, s'accumulent, s'estompent ! Orgasme intensif. Souviens-toi toujours de ces heures à scruter les déformations de ma peau sous cette mélodie interminable.
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Mα ∂σѕє ∂'нéяσïиє.
J'éмєяgє ℓєитємєит.
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Mαяιℓуи Mαиѕσи - Tнє иσвσ∂ιєѕ *
Sαєz - Fιℓѕ ∂є Fяαи¢є *
Vιи¢єит Dєℓєям - Tєѕ ραяєитѕ *
Sαяαн Bяιgнтмαи - Tнє ρнαитσм σf тнє Oρєяα *
Pℓα¢євσ - Pυяє мσяиιиg *
Bяιαи Mσℓкσ & Aѕια Aяgєитσ - Je т'αιмє мσι иσи ρℓυѕ *
Yαии Tιєяѕєи & Bєятяαи∂ Cαитαт - A тσи éтσιℓє *
Mα∂ємσιѕєℓℓє к - çα мє νєχє *
Mισѕѕє¢ - Bяєѕт *
Déρσятινσ - 1000 мσι-мêмє *
Aѕ ∂яαgσи - Uи нéмιѕρнèяє ∂αиѕ υиє ¢нєνєℓυяє *
Iитєяρσℓ - Uитιтℓє∂ *
Jα¢к Tнє Rιρρєя - Oℓ∂ ѕтαяѕ *
K'ѕ Cнσι¢є - Nσт αи α∂∂ι¢т *
Tнє Pιχιєѕ - Wнєяє'ѕ му мιи∂ *
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*A son écoute, ma peur se métamorphose en un courage incroyable, en une force, en une rage contre ces angoisses grandissantes. Je me sens quitter lentement cette dépression, pour un bonheur fictif et éphémère. Mais quand j'écoute cette musique, il n'y a plus que Toi et Moi, dans cette plaine ensoleillée d'espoirs et d'utopies. Seuls. Inconscients peut-être. Il y a ces images qui me reviennent à l'esprit, ces visions agréables ou dangereuses. Air désabusé. Seule ta voix restera la plus formidable des mélodies.
19 נαиνιєя 2007 <<<
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